Le sous-sol de Saint-Brieuc, taillé dans les schistes et grès du Briovérien, présente des hétérogénéités de résistivité qui rendent la lecture géotechnique délicate. En surface, les altérites sablo-argileuses dépassent souvent 8 à 12 mètres d’épaisseur, et la nappe perchée fluctue avec les précipitations océaniques. Un simple relevé piézométrique ne suffit pas pour trancher sur la profondeur du substratum sain. La résistivité électrique permet de distinguer ces horizons sans ouvrir le terrain : le SEV trace un profil vertical, la tomographie 2D cartographie les variations latérales. Sur le secteur de Brézillet ou aux abords du Légué, où l’on passe de colluvions à des remblais anthropiques, nous couplons souvent cette prospection avec un sondage SPT pour caler les valeurs de résistance en pointe, ou avec le MASW quand le maître d’ouvrage doit justifier la classe de sol sismique selon l’Eurocode 8.
La résistivité électrique distingue le toit du substratum briovérien avec un contraste de l’ordre de 1 pour 50, ce qui réduit l’incertitude sur l’épaisseur des altérites.
