Avec ses 45 000 habitants et un sous-sol qui alterne entre limons des plateaux et granodiorite altérée du batholite briochin, Saint-Brieuc exige une approche sans approximation dès qu’on creuse au-delà de 3 mètres. Le centre-ville, perché sur un éperon rocheux, et la zone portuaire du Légué, installée sur d’anciens remblais sédimentaires, n’ont rien en commun. C’est pour ça qu’on ne dimensionne jamais deux soutènements de la même manière ici. La conception géotechnique des excavations profondes qu’on mène intègre les variations rapides du rocher, la présence d’eau en fond de fouille près du Gouët, et les exigences parasismiques de l’Eurocode 8 pour les bâtiments de catégorie III. Avant toute chose, on croise les données de reconnaissance avec un essai CPT pour caler précisément le toit du rocher, parce qu’à Saint-Brieuc, la transition sol altéré/roche sain peut se jouer sur 50 centimètres.
À Saint-Brieuc, la transition entre limon et granodiorite altérée commande toute la stratégie de blindage.
