À Saint-Brieuc, on voit souvent des projets qui sous-estiment la poussée des remblais sur les versants du Goëlo. Notre équipe intervient sur des parcelles où la pente dépasse 15 %, et la première chose qu’on vérifie, c’est la nature du substratum briochin — ce fameux schiste de Saint-Brieuc, parfois altéré sur les premiers mètres. Une conception de mur de soutènement ici ne se limite pas à un prédimensionnement ; elle exige une reconnaissance fine du massif, car les venues d’eau en hiver changent complètement le comportement du terrain. Dans ces contextes, on couple régulièrement la conception avec une étude de stabilité des talus pour évaluer le risque global du versant avant de caler la géométrie du mur. L’enjeu, c’est d’anticiper la décompression des sols lors du terrassement, surtout quand on travaille en mitoyenneté dans des quartiers denses comme le centre-ville ou les coteaux de Cesson.
Un mur de soutènement bien conçu à Saint-Brieuc doit d’abord résoudre le problème de l’eau : sans barbacanes et massif drainant, la poussée hydrostatique double les efforts.
