À Saint-Brieuc, quand on intervient sur les micaschistes altérés du Briovérien ou les limons de plateau qui coiffent les vallées du Gouët et du Gouédic, la question de l'eau souterraine se pose avant même le premier coup de godet. On voit régulièrement des projets de bassins d'infiltration ou de parkings souterrains buter sur une nappe perchée que les sondages carottés n'avaient pas bien caractérisée — et c'est précisément là qu'un essai de perméabilité in situ devient indispensable. Les essais Lefranc, qu'on réalise à charge constante ou variable dans les sondages traversant les horizons meubles, nous donnent une valeur de coefficient K fiable pour dimensionner les dispositifs de drainage. Dans les horizons rocheux plus compacts sous la ville, nous déclenchons un essai CPT en amont pour identifier les passages fracturés avant de caler les essais Lugeon, et nous couplons souvent cette approche avec la granulométrie des matériaux prélevés pour affiner le modèle hydrogéologique local.
Un Lugeon bien conduit dans les schistes briochins révèle souvent un régime d'écoulement mixte que les corrélations granulométriques seules ne peuvent anticiper.
