Entre le secteur du Légué et les hauteurs de Cesson, à Saint-Brieuc, le sous-sol change radicalement en moins d’un kilomètre. Près du port, on trouve des alluvions sableuses et des limons de la vallée du Gouët, avec une nappe phréatique qui remonte vite en hiver. Sur les plateaux, les formations résiduelles issues de l’altération du socle briochin donnent des arènes granitiques de compacité très variable. On ne dimensionne pas un vibrocompactage de la même manière dans ces deux contextes.
Le vibrocompactage est une technique d’amélioration de sol par vibration profonde, adaptée aux sols granulaires lâches. Avant de lancer les travaux, il faut toujours caractériser la densité in situ : nous combinons souvent un essai CPT pour le profil continu et des sondages SPT pour calibrer les corrélations de résistance. À Saint-Brieuc, la présence d’horizons altérés avec blocs résiduels oblige à vérifier la pénétrabilité avant d’engager le vibreur.
Le vibrocompactage modifie la structure du sol sans apport de matériau : on joue sur le réarrangement granulaire par vibration.
