Le plus gros souci sur les chantiers de Saint-Brieuc, c'est de confondre un sol humide avec un sol plastique. On voit des remblais compactés qui se déforment à la première pluie bretonne. La cause : aucune limite d'Atterberg n'a été mesurée. Sans cet essai, vous ne savez pas comment le matériau réagit quand la teneur en eau varie. Et ici, avec une pluviométrie annuelle qui dépasse 850 mm, c'est un pari risqué. Déterminer la limite de liquidité et la limite de plasticité selon la norme NF P94-051 prend 48 heures. Ce délai évite des mois de reprises. Pour les couches de forme sur le secteur de Ploufragan ou les fondations superficielles près du port du Légué, on intègre souvent ces données avec une analyse plus large en granulométrie pour classifier le sol selon le GTR.
À Saint-Brieuc, l'indice de plasticité d'un sol est aussi déterminant que sa portance pour éviter la fissuration des chaussées.
